เข้าสู่ระบบ亜蘭レイ、二十八歳。彼女には五人の恋人がいる。 会社員の隼人、美容師の蒼太、教師の理央、音楽プロデューサーの奏多、大学生の悠馬。それぞれが異なる魅力を持ち、それぞれがレイを愛している。 レイは誰にも嘘をつかない。五人全員に、同じように愛していると伝える。なぜなら、それが真実だから。 しかし、偶然の誕生日パーティーで五人は鉢合わせする。真実を知った彼らは動揺し、三人は去っていく。残ったのは、隼人と悠馬だけ。 さらに、レイの生き方がマスコミに取り上げられ、炎上する。「節操がない」「社会の害悪」――世間の批判が殺到する中、レイは記者会見で堂々と語る。 「私は、謝りません。だって愛に謝る必要はないから」
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— Je démissionne.
Romain se retourna brusquement. Son regard se posa sur l’enveloppe que je tenais encore, comme si elle venait de se transformer en arme chargée. Puis ses yeux revinrent vers moi, incrédules.
— C’est quoi, ça ?
— Ma démission.
Son visage se vida de sa couleur.
— Quoi ?
— Je—
— Non.
— Romain… je ne te demande pas l’autorisation. Je pars.
Il m’arracha l’enveloppe des mains, la déchira sans même la lire, puis la lança dans la corbeille avec une violence sèche.
— Tu ne feras rien de tel.
Voilà. On y était.
Il traversa le bureau à grandes enjambées et ouvrit la porte.
— Retourne à ton poste. Et travaille.
— Non.
— Fais. Ce. Que. Je. Dis, murmura-t-il, la voix basse, dangereuse.
— Non.
— Ne me dis pas non ! explosa-t-il. Tu travailles pour moi, pas l’inverse.
— Plus maintenant. Je ne travaille plus pour toi.
Sa mâchoire tressaillit. Il claqua la porte et se retourna, les poings serrés.
— Et tu comptes aller où, exactement ? Chez un concurrent ? Ne me prends pas pour un imbécile.
— Je prends du temps. Pour moi.
Je croisai les bras. Je connaissais cette colère. Je l’avais vue cent fois. Toujours la même, toujours théâtrale.
— Tu ne peux pas te le permettre.
— Si.
— Sors-toi cette idée absurde de la tête, Louise, hurla-t-il en faisant les cent pas.
Je levai les yeux au ciel.
— Dehors ! cria-t-il, le visage rouge, une veine battant à sa tempe.
Je pris une inspiration lente.
— Inutile d’être aussi dramatique, Romain.
— J’ai déchiré ta lettre. Elle n’existe plus. Prends la journée. Tu réfléchiras.
— Non. J’ai déjà envoyé ma démission aux ressources humaines. Je termine le vingt février.
— Quoi ? Quatre jours ?!
— Oui.
— Dehors.
Sa voix était devenue glaciale.
— Très bien.
Je tournai les talons et sortis. La porte claqua derrière moi si violemment que les vitres vibrèrent.
Mon dieu.
Je m’assis à mon bureau, relâchant un souffle que je retenais depuis trop longtemps.
Bam.
Je sursautai. Quelque chose venait de heurter sa porte. Sans doute son pot à stylos.
Toujours excessif.
Bzzz.
J’appuyai sur l’interphone.
— Oui, monsieur Montclair ?
— Travaillez !
Je pinçai l’arête de mon nez.
J’avais besoin de café. Urgemment. Beaucoup trop tôt pour ce genre de scène.
Je me dirigeais vers la kitchenette quand l’ascenseur sonna.
Romain surgit de son bureau, l’air possédé.
— Fuite de gaz à cet étage. Évacuez, lança-t-il à Gauthier.
— Pardon ? bredouilla le pauvre garçon. J’appelle quelqu’un ?
— C’est déjà fait. Tout le monde au niveau deux aujourd’hui. Préviens les autres. Mets un mot dans l’ascenseur.
Je fermai les yeux.
Évidemment.
Bien sûr que cette journée serait infernale.
Je revins avec mon café.
— On doit travailler au niveau deux, m’expliqua Gauthier, nerveux. Il y a une fuite de gaz.
— Oh. D’accord. Je prends mes affaires.
Romain me fixa et pointa son bureau.
— Un mot, mademoiselle Dubois.
Gauthier nous regarda, perdu.
— Vas-y, Gauthier, dis-je doucement. Monsieur Montclair a respiré trop de gaz. Il délire.
Les yeux de Gauthier s’écarquillèrent.
— Oh… je dois appeler une ambulance ?
— AU NIVEAU DEUX, GAUTHIER ! rugit Romain.
Gauthier détala vers l’ascenseur.
Je m’assis calmement, ouvris mon ordinateur et me mis à taper.
Romain faisait les cent pas devant mon bureau, comme un fauve en cage.
— Très bien. Vingt pour cent d’augmentation.
Je continuai à taper.
— Vingt-cinq. Et c’est mon dernier mot.
Silence.
— Non merci.
— Comment ça, non merci ?! Qu’est-ce que tu veux ?
— Ce n’est pas une question d’argent.
— Tout est une question d’argent.
Je levai les yeux au ciel.
— Cinquante pour cent.
— Non.
— Le double de ton salaire. Et tu ne m’adresses plus la parole. C’est du chantage, Louise !
Je secouai la tête.
— Tu t’entends parler ?
Il recommença à tourner en rond. Moi, je faisais semblant de travailler. Et, honteusement, le voir perdre pied me donnait une étrange sensation de pouvoir.
— Très bien. N’achète rien chez Tiffany aujourd’hui. Je n’ai pas besoin de ce cadeau.
Mes doigts se figèrent.
Ah.
C’était ça. J’avais oublié. Les bijoux pour la blonde du moment.
Des années à faire ça. À sourire. À ravaler ce pincement dans la poitrine.
Je levai lentement les yeux.
— Pourquoi tu dis ça ?
— C’est ça, non ? murmura-t-il.
— On ne va pas avoir cette discussion.
— Si. On va l’avoir.
Je me levai.
— Je pars parce que j’ai acheté une maison.
Il recula, sincèrement surpris.
— Une maison ?
— À Roussillon.
— Où ça ?
— En Provence.
— Pourquoi la Provence ?
— Parce que… c’est le moment.
— Le moment de quoi ? De devenir ermite ?
— Je veux un jardin. Un chien. Peut-être une famille.
Ma voix trembla malgré moi.
— Paris ne m’offrira jamais ça.
Il resta silencieux.
— J’ai besoin de partir, Romain.
— Paris est chez toi.
— J’y suis depuis douze ans. Et je n’ai rencontré personne.
Je me tus.
— Il faut que j’avance.
Il se figea.
— Tu me quittes ? murmura-t-il.
— Je n’ai pas le choix.
Il me regarda comme s’il me voyait enfin.
— Je suis désolée.
Il serra les dents, puis retourna dans son bureau sans un mot. La porte claqua.
Je me laissai retomber sur ma chaise. Les larmes brûlaient.
Tu étais censé me supplier de rester.
Mon téléphone vibra.
Romain :
N’achète pas de meubles avant que je te parle.
Je fixai l’écran.
Mes mains devinrent froides.
Qu’est-ce que ça voulait dire ?
Je ne devrais pas répondre.
Mais mon dieu… j’en avais déjà envie.
三年が経った。 レイは、三十二歳になっていた。 東京の夏は、相変わらず暑い。 でも、レイはこの暑さが嫌いではなかった。 生命力を感じさせる暑さだ。 レイは、今も同じデザイン事務所で働いていた。 仕事は充実していて、いくつかの大きなプロジェクトも任されるようになった。 隼人は、転職していた。 あの広告代理店を辞め、小さなコンサルティング会社に移っていた。「もう、終電まで働く生活は嫌だ」 隼人は、そう言って決断した。 給料は下がったが、隼人は満足していた。「人生は、金だけじゃないって、やっとわかったよ」 悠馬は、大学を卒業し、NPOで働いていた。 親が望んだ大手企業ではなく、自分が本当にやりたいことを選んだ。「レイさんが教えてくれたんです。自分の人生は、自分で決めるって」 三人の関係は、続いていた。 週に一度ずつ会う。 時には三人で会うこともある。 それが、三人のリズムだった。 ある日、レイはいつものカフェにいた。 千鶴のカフェ。 千鶴は、少し歳を取ったが、相変わらず元気だった。「レイちゃん、最近どう?」「相変わらずよ」「それは何よりだわ」 カフェのドアが開いた。 入ってきたのは、若い女性だった。「あの、亜蘭レイさんですか?」「はい」「私、あなたの記事を読んで、勇気をもらった者です」 レイは、微笑んだ。「そうなの? 嬉しいわ」「私も、同じような生き方をしています。でも、誰にも言えなくて」「言わなくてもいいのよ。大切なのは、自分が納得していることだから」「でも、あなたは公にしましたよね」「それは、状況がそうさせただけ。必ずしも、みんなが公にする必要はないわ」 女性は、安心したような表
記者会見から三ヶ月が経った。 秋が深まり、東京の街路樹が色づき始めていた。 レイの生活は、徐々に落ち着きを取り戻していた。 デザイン事務所での仕事は順調で、新しいプロジェクトにも参加していた。 隼人と悠馬との関係も、安定していた。 週に一度ずつ会い、一緒に時間を過ごす。 それが、三人のリズムになっていた。 ある日、レイは千鶴のカフェで仕事をしていた。 ノートパソコンの画面に向かい、新しいロゴデザインを作っている。 その時、カフェのドアが開いた。 入ってきたのは、見覚えのある顔だった。 蒼太だった。「レイさん」 レイは、驚いて顔を上げた。「蒼太......」「久しぶりです」 蒼太は、少し緊張した様子でレイの前に立っていた。「座らない?」「いいんですか?」「もちろん」 蒼太は、レイの向かいに座った。 しばらく沈黙が続いた。「元気でしたか?」 蒼太が尋ねた。「まあまあね。あなたは?」「俺も、まあまあです」 また沈黙。「あの、レイさん」「うん」「記者会見、見ました」「そう」「すごいと思いました。あんなに堂々と、自分の生き方を語るなんて」 レイは、小さく微笑んだ。「堂々となんてしてなかったわ。内心は震えてた」「でも、逃げなかった」「逃げても仕方なかったから」 蒼太は、コーヒーを一口飲んだ。「レイさん、俺、謝りたくて来ました」「謝る?」「はい。あの時、俺、レイさんのことを理解しようとしなかった」「いいのよ。あなたは、あなたの選択をしただけ」「でも、今なら少しわかる気がするんです」「何が?」「レイ
記者会見から三日後、レイの生活は劇的に変わった。 いや、変わったというより、むしろ元に戻ったと言うべきか。 マスコミの取材は続いていたが、レイはもう対応しなかった。言うべきことは、全て記者会見で言った。 SNSの炎上も、徐々に収まっていった。次の話題が出てきて、人々の関心は移っていった。 レイは、新しい仕事を見つけた。 小さなデザイン事務所が、レイを雇ってくれた。 社長は、五十代の女性だった。「私は、あなたの生き方を応援するわ」「ありがとうございます」「人は、それぞれ違う。それを認め合うことが、大切だと思うの」 レイは、その言葉に救われた。 ある日、隼人から提案があった。「三人で、焼肉でも食べに行かないか?」「焼肉?」「ああ。俺、最近肉が食べたくて」 悠馬も賛成した。「いいですね。俺も行きます」 その夜、三人は焼肉店に行った。 小さな店だが、評判の良い店だ。 三人は、テーブルを囲んだ。 七輪に炭が入れられ、火がつけられる。 オレンジ色の炎が、三人の顔を照らす。「じゃあ、乾杯」 隼人が、ビールのジョッキを持ち上げた。「何に乾杯する?」「俺たちに」 三人は、ジョッキを合わせた。「乾杯」 ビールの冷たさと苦味が、口の中に広がる。「うまい」 隼人が、満足そうに言った。 肉が運ばれてきた。 カルビ、ロース、ハラミ。 レイが、肉を焼き始める。 肉が焼ける音。ジュウジュウという、心地よい音。 煙が立ち昇り、タレの甘辛い香りが漂う。「はい、どうぞ」 レイが、焼けた肉を隼人と悠馬の皿に載せる。「ありがとう」 二人は、肉を口に入れた。「うまい!」
炎上は、収まらなかった。 毎日、新しい記事が出る。テレビのワイドショーでも、レイの話題が取り上げられた。 コメンテーターたちは、好き勝手に意見を述べた。「こういう生き方は、社会の秩序を乱す」「でも、彼女は誰も傷つけていないのでは?」「いや、関わった男性たちは傷ついているはずだ」「本人たちが納得していれば、問題ないのでは?」 議論は、延々と続いた。 レイは、テレビを消した。 もう、何を言われてもいい。 でも、事態は予想外の方向に進んだ。 ある日、マスコミ各社から、記者会見の要請が来た。「あなたの生き方について、きちんと説明する場を設けたい」 レイは、悩んだ。 記者会見をすれば、さらに注目を浴びる。 でも、自分の言葉で、きちんと説明する機会でもある。 隼人と悠馬に相談した。「どう思う?」「俺は、レイがやりたいようにすればいいと思う」「俺もです」「でも、あなたたちにも影響が」「もう、覚悟はできてる」 レイは、記者会見を受けることにした。 一週間後、都内のホテルで記者会見が開かれた。 会場には、数十人の記者が集まっていた。 カメラのフラッシュが、レイを照らす。 レイは、マイクの前に立った。 深呼吸をする。 そして、話し始めた。「本日は、お集まりいただきありがとうございます。亜蘭レイです」 会場が静まり返る。「私は、二十八歳です。フリーランスのグラフィックデザイナーとして働いています。そして、二人の男性と、同時に恋愛関係にあります」 記者たちが、ペンを走らせる。「なぜ、このような生き方を選んだのか。それは、私にとって、これが自然だからです」 レイは、原稿を見ずに話した。「世間では、恋愛は一対一であるべきだとされています